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Merci
C’est quétaine, mais mon expérience a été riche sur tous les niveaux.
Bonnes et mauvaises expériences.
Mais ce qui ne nous tue pas, ça nous rend plus fort, qu’on dit.Alors je dois ma future force un petit peu à toutes ces personnes qui ont fait de mon voyage une fabuleuse expérience:
Noémie
Tomas
La Brézilienne que j’ai rencontrée au Festival of Speed
Alizé
Jackoba
Carl
Vanessa
Matthew
Erik
Sheila
Giorgio
Gaël
Francesco
Les hippies que j’ai rencontré sur le bord de la mer à Brighton
Sylvain
Deborah
Zeph
Kevin
Manolito
JimmyJorge
Anne-Marie
Peter
Ben
Gabrielle
Luciano
Tom
Qit
Émilie
MaximeLes Turcs qui dansaient drôle
Emanuele
Pierre
Steve
Darcy
Cloé
Elisabeth
Laurence
Jennifer
MattIls ont tous créé une richesse qui ne perdra jamais de sa valeur.
Celle de merveilleux souvenirs.Alors merci et à la prochaine!
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So British.
Oui, il y a quelques habitudes britanniques qui m’ont marquée et qui vont me manquer, comme
-Boire sa bière dehors. Qu’elle vienne du pub, ou du dépanneur. Et la boire dans la rue, devant chez soi, ou à la plage.
-Les commerces qui laissent les portes ouvertes pour montrer qu’ils sont ouverts.
-Pas de moustiquaire dans les fenêtres.
-Boire sa bière ou son vin avec du 7up dedans
-Appeler du 7up, “Lemonade”, comme dans “Pimm’s & Lemonade”.
-Aller dans un pub après le travail, boire une Foster, Kronenburg, Peroni, Amstel, San Miguel ou surtout, une pinte de cidre.
Angleterre, tu es tellement, toi.
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Ça a fait drôle ce matin.
Se réveiller comme si rien ne s’était passé.
Monter les escaliers, se faire des oeufs tournés, boire un café de la machine.Comme le vélo, certaines habitudes ne se perdent pas.
Il était 6h30, heure locale de Montréal, quand je me suis réveillée ce matin.
Je n’ai pas encore défait mes valises.
On dirait que mon esprit est déjà prêt à repartir.Mais mon corps, lui, à besoin de se refaire à une vie normale.
Mon voyage m’a apporté beaucoup de choses,
dont une vingtaine de livres indésirées!
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Le quatrième repas
Voulant profiter du fait que je suis en Angleterre, j’ai décidé, vers 20h45, d’aller chez Nando’s, une chaine de restaurant à poulet qui me fait drôlement penser à St-Hubert. Sauf que semble-t-il que la cuisine est inspirée du Portugal et d’Afrique du sud.
Sur place, on m’a fait sentir comme si je devais connaître le fonctionnement drette en partant. S’cusez, suis Canadienne, connais pas Nando’s.
Il faut avoir une table qui nous est assignée avant de commander au comptoir, et ensuite, s’assoir à cette table. J’ai donc donné mon nom.On m’a doublement fait sentir de trop parce que j’étais seule (= une place de gaspillée dans ce restaurant extrêmement achalandé par un samedi soir frisquet).
+ On a donné une table à deux couples arrivés après moi. Après avoir réalisé la chose, après d’une demie-heure d’attente, j’ai décidé d’aller ailleurs. Le serveur a dû m’avoir oubliée de toute façon.
Bye Nandos. (À bientôt St-Hubert.)Je me suis retrouvée dans un restaurant-comptoir style libanais où j’ai commandé un shish taouk. (Je feelais wrap au poulet anyway…)
J’ai pris des Baklavas pour dessert et j’en ai eu pour mon argent; tout était délicieux.
Comme j’étais seule dans le restaurant au bout d’un moment, j’ai fait connaissance avec le gars du comptoir, Anas, qui vient de Syrie. Super gentil, il m’a donné une bouteille d’eau et m’a offert un thé à la menthe après avec des petites bouchées qui ressemblaient à des mini carrés aux dattes, avec des noix à l’intérieur.
(J’aime les gens qui m’offrent de la bouffe gratuite.)Son ami le chauffeur de taxi est passé dire bonjour à Anas et a pris le thé avec moi. Il m’a conseillé d’aller faire un tour demain au carnaval tout près. Je vous en donnerai des nouvelles, mais ça semblait attirant; ambiance festive, barbecue dans la rue, gens heureux. etc.
Et ça vient d’un chauffeur de taxi ayant une dizaine d’années d’expérience à Londres.
S’il dit que c’est bien, ce doit être vrai.Et donc je le dis souvent; le quatrième repas de la journée est toujours le meilleur.
On apprécie plus la nourriture dont notre corps n’a pas besoin, et tous les petits extras, comme les gens qu’on rencontre.(Et je vous rassure, les 3 repas le précédant étaient légers, aujourd’hui.)
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Moucher noir.
Coeurs sensibles s’abstenir;
à Londres, on mouche noir.Signe de pollution.
Et au bout de quelques semaines à Londres, le phénomène disparaît.
Le noir reste dans nos poumons.Repentigny, j’ai hâte de te sentir.
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The inbetweeners
C’est le film que j’ai été voir hier.
C’était cocasse et léger.
J’avais plutôt choisi ce film au hasard, sans savoir qu’il s’agit en fait d’un film à partir d’une série télévisée.Accent super british, avec des gars au look ordinaire.
= Assez représentatif de la nation.:)
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Adieux = In process.
C’est triste, mais heureux.
La propriétaire de la maison où je vis est venue ce matin pour qu’on se rende nos comptes (Sans connotation négative s’il vous plaît).
Après l’inspection terminée, l’argent dû, redonné,
elle a tenu à me faire un câlin.- There should be more tenants like you Juliet, thank you.
Je l’ai remerciée également, tsé je lui ai causé du trouble en partant aussi vite.
Mais je vais m’ennuyer de cette sacrée Jen.Awe.
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Juju = Paqueteuse professionnelle.
J’ai fait le compte, et j’en arrive à 9 endroits différents où j’aurai habité pendant l’été, et donc 10 fois où j’ai dû paqueter mes trucs, ma vie dans ma valise, en partant.
Ça fait beaucoup de déménagements en un été.
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Comme je réalise pleinement que je pars dans quelques jours,
j’ai pris des résolutions.1) Commettre des bonnes actions quand j’en ai l’occasion.
J’ai aidé un vieil homme à porter ses sacs d’épicerie.
J’ai remplacé au travail une de mes collègues pour sa fête.
J’ai dépanné des amis en achetant leur billet de train
avec ma carte de crédit.2) Tenter de vivre la vie britannique à son maximum.
J’ai mangé un “sausage roll” (mais version végé).
J’ai partagé un pichet de Pimms un Vendredi après-midi.3) Je me concentre sur ce qu’il y a de beau et de bon.
On ne le fait pas assez dans la vie de tous les jours anyway!
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Comme un air familier.
Hier, je suis allée à la bibliothèque porter un livre que j’avais emprunté,
et j’en ai profité pour aller utiliser l’internet.(Oui, je commencais à avoir une belle petite vie bien installée à Brighton!)
Bref, en prenant l’ascenceur de la bibliothèque, un mec avec un chandail orange me salue. Je me dis qu’avec ma mémoire de poisson rouge, ce doit être un client du Starbucks qui m’a reconnue. (I’m a superstar).
Alors je le salue à mon tour.
Il m’offre d’entrer avant lui dans l’ascenseur.
(Wow, what a gentleman.)Dans l’ascenseur, il me demande si je vais bien et, pour une raison X, pense que je suis Espagnole. Amusée, je lui demande:
-Do I look Spanish?Confus, et probablement déçu, il m’a dit que oui.
En lui jasant un peu j’ai su qu’il était Espagnol et venait apprendre l’anglais à Brighton.
Il doit donc être étudiant de l’une des 46 écoles de langue ici.
(Oui, on a une solide communauté d’apprenants de la langue anglaise à Brighton…)***
La semaine dernière, pendant mon quart de travail au Starbucks, j’étais à la caisse, et pour une raison qui m’est encore inconnue, une fille m’a demandé si j’étais Italienne.
Encore là, ça m’a amusée.
Elle s’apprêtait à me dire “ciao!” qu’elle m’a dit,
parce que, semble-t-il, j’aurais un look italien.***
Paraître Italienne me flatte plus qu’Espagnole.
Mais pour avoir vécu plusieurs situations où on a l’impression de m’avoir déjà vue quelque part…
J’en conclus que j’ai un visage commun,
ou, conclusion plus sympathique,
un visage qui semble familier à beaucoup de gens.Depuis le début de mon voyage, il m’est arrivé une foule de fois de voir des gens qui ressemblent à nos amis, notre famille, d’autres personnes qu’on connaît.
Quand on voyage, on voit ainsi des différences, certes, mais aussi beaucoup de points communs. On remarque ce qui nous est familier.
Et revoir ce qu’on connaît quand on s’y attend le moins,
c’est un cadeau en soi, je crois.


